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 Quand sonne le glas...

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Nusenism
Nomimange'twa ♪
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Nusenism


Masculin Age : 31
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MessageSujet: Quand sonne le glas...   Quand sonne le glas... Icon_minitimeSam 2 Juil 2011 - 14:55

Cette nouvelle est un peu datée, issue d'un concours auquel je participais du temps ou je traînais encore parfois sur la commu 2.5.
Je la poste maintenant puisque c'est une des seules qu'il manquait.

-----------------------------

« Quand votre esprit vous invente une peur, il n’y a rien à faire pour vous en sortir… »

« Une peur extérieure, et on trouve dans nos pensées le courage de l’affronter ou de l’oublier.
Mais si la peur vient de nos pensées, où ira-t-on chercher ce courage ? »



Quand sonne le glas



Je m’appelle Jack Landers, et si vous lisez cette histoire, c’est certainement qu’elle est ressortie du scan de mon cerveau lors de l’autopsie, car je puis vous assurer ne l’avoir jamais rédigée.

Aujourd’hui, nous sommes le 31 octobre. Ce qui signifie que des mioches masqués vont venir sonner chez moi pour quémander des sucreries en tout genres, avec leurs masques hideux et leur naïveté dégoutante. Je hais Halloween. Depuis tout petit. Je me retrouvais au milieu de tous ces enfants déguisés, et je voyais l’horreur partout. Leurs masques qui les faisaient rire étaient effrayants.
A présent, j’ai 38 ans. Mais je redoute toujours cette nuit. Je n’ouvrirais pas lorsque les sales gamins vont sonner.
Il fait jour, mais la peur m’envahit déjà. Une voix dans ma tête résonne, mais elle est encore trop faible pour que je l’entende vraiment. Elle murmure, des choses incompréhensibles, mais ce que l’on ne comprend pas, c’est ce qui nous effraie. Je lui dis de se taire mais je me sens idiot. Me voila en train de discuter avec mon subconscient.
Les secondes passent lentement, et tandis que je scrute la fenêtre, craignant d’y voir apparaître un de ces cauchemars masqués, on s’adresse à moi.
« On est nerveux, Jack ? »
Je me retourne subitement, cherchant partout autour de moi la provenance de cette voix.
« Qui êtes-vous ? Où êtes-vous ? »
La voix ricane à m’en faire vibrer les tympans.
« Tu ne te reconnais pas toi-même, Jacky ? Ah ! Ah ! Ah ! Très nerveux oui ! »
Me voila encore à dialoguer avec moi-même, à voix haute pour répondre à ma pensée.
Maintenant qu’on y est, peu importe, autant continuer, peut-être que tout s’arrangera…
« _Je ne suis pas nerveux, ce ne sont que des enfants déguisés et je le sais !
_Alors, pourquoi tu surveilles autant ta fenêtre ? Et pourquoi ne leur ouvriras-tu pas ? Hein Jacky ?
_Je… je n’en ai pas envie, mais je sais qu’ils ne sont pas dangereux.
_Tu le sais, ou tu essaies de t’en persuader ?
_Qu’est-ce que tu racontes, comment des enfants innocents pourraient-il me nuire ?
_Je ne sais pas, mais peut-être qu’ils pourraient. Est-ce vraiment de l’innocence sous ces masques ? Toi tu étais innocent, mais tu n’aimais pas les masques, tu n’en mettais jamais. Mais eux, toutes ces horreurs les font rires, c’est… malsain, non ? »
Me voila encore plus mal. Subconscient de m**** ! J’étais resté ce temps à dialoguer en scrutant la fenêtre, et voici que la nuit est tombée.
J’entends un gong et je sursaute. En me retournant dans l’obscurité de la pièce, je me rends compte que ce n’est que ma pendule. Mais la voix en rajoute :
« Quant sonne le glas… me dit-elle. »
C’est vrai, il n’y a eu qu’un seul gong ?
Pourquoi ? Il est pourtant 21h. Put*** je suis en train de m’effrayer tout seul.
Je vais allumer la lumière, il fait trop sombre. Je sens l’autre moi se tordre d’un rire sadique.
« Tu crois qu’une ampoule 60Watts suffira à te sauver la vie ? »
Je me surprends à crier.
« MA VIE N’EST PAS EN DANGER !!! »
La voix rie de plus belle, et manque de s’étouffer lorsque la sonnerie retentit.
Elle tousse, puis me dit :
« Tiens, c’est la mort qui vient t’apporter une lettre. »
C’est faux, je le sais. Ce sont les enfants. Je n’ouvrirais pas, ils vont repartir à la maison d’à côté et ce sera fini.
« Ils ne partiront pas Jacky, tu as allumé la lumière, un coup d’œil à la fenêtre et ils sauront que tu es là !
Merde ! J’avais oublié !!
Je cours à l’interrupteur et éteints.
La sonnerie retentit à nouveau. Je suis dos au mur, collé dans un coin, haletant, comme si un tueur tentait de crocheter ma serrure. Les voix proviennent de la porte.
« Des bonbons ou un sort ! Des bonbons ou un sort ! »
Mon esprit s’embrume, et les voix changent, elles semblent plus nombreuses, plus graves.
« Des bonbons ou la mort. La Mort ! »
Mes yeux s’écarquillent. Puis plus rien. Pas un bruit. Plus de sonnerie. Pas de cris. Ils sont partis ?
Je me décolle du mur et tente quelques pas silencieux. Alors, à la lueur d’un lampadaire, une ombre masquée surgit à ma fenêtre, les deux pommes posées sur les carreaux. Le visage déformé m’observe. M’a-t-il vu ? J’ai l’impression que ses deux grosses orbites vides m’ont passé au scanner pendant plusieurs minutes, mais ça n’a duré quel quelques secondes.
L’horrible masque disparaît aussi vite qu’il est apparu.
« Voila, il t’a vu. Et il reviendra. C’est ton reflet que tu as vu dans cette vitre, ton visage après qu’ils soient venus te chercher, Jacky ! »
C’est quoi se délire ! Je cours vers l’interrupteur et je l’actionne ! Comment ? Pourquoi ça ne s’allume pas ! Je vais au disjoncteur et je fais bouger tous les boutons. Rien !
« Haha ! Je crois qu’on va rester dans le noir ! C’est plus dans l’ambiance ! Hé ! Hé ! Hé ! ricane la voix. »
Elle a raison, je n’ai pas d’ampoule pour remplacer celle-là et elle a du griller. Mais je peux aller dans une autre pièce. Suis-je bête.
J’allume la cuisine. Rien. L’escalier. Non plus. Je monte à la salle de bain, dans ma chambre ! Rien de s’allume. Nulle part. Dehors, le vent s’est levé. Il souffle tel un râle. Les feuilles d’automne virevoltent et donne à l’extérieur un aspect tout aussi terrifiant. Dans les maisons alentours, aucune lumière allumée, aucun signe de vie. Que se passe-t-il ?
« Mais c’est l’innocence Jacky. Les enfants innocents dont tu parles. Ils ont fait sonner le glas. Ils t’ont plongé dans les ténèbres. »
C’est vrai, ils me l’avaient dit : ‘Des bonbons ou la mort.’
Pourquoi ne leur ai-je pas ouvert ! Idiot que je suis !
« S’ils reviennent, je leur donnerais tous ce que j’ai au placard ! me dis-je.
La voix semble en désapprobation.
« C’est trop tard mon pote. Tu les as contrariés, ils ne veulent plus de sucreries. Les démons sont réveillés. »
Je tremble et tremble encore. Je m’assoies sur mon lit et je compte les secondes jusqu’à demain. 22h. 23h. 23h30. Je m’assoupis. Mes rêves sont peuplés de cauchemars, et je ne sais pas si je me les imagine en étant endormi ou éveillé. J’ouvre les yeux un peu après minuit. Le grenier grince.
La voix me parle de nouveau.
« Ce ne sont pas les rats, Jacky. »
Je regarde partout, craignant de voir surgir un mal à tout instant. Je bondis au plafond en entendant les volets grincer. Puis les portes. A la salle de bain, le robinet se met à goutter. Plop…… Plop……Plop ! C’est trop ! Mais ce n’est pas fini. La petite horloge sur ma table de chevet qui fait tic-tac, tout le temps, en rythme. C’est insupportable. Ma fenêtre, vieillotte, laisse passer l’air par en-dessous l’air et un courant froid vient frotter mes cheveux. La lumière qui transite entre les volets entrebâillés dessine des ombres mouvantes sur le mur face à moi, et j’y décerne mille visages.
Ma main se resserre sur le couteau de cuisine posé à côté de moi sur mon lit. Mais !!?? Que fait ce couteau ici !? Quand ai-je pris un couteau.
« Mais tout à l’heure, quand tu courais partout dans la maison pour allumer la lumière, et que tu as visité la cuisine, Jacky. Je sentais que tu avais peur de monter à l’étage, alors je t’ai fait prendre une arme, pour te défendre. »
Impossible, je ne m’en souviens pas…
« Et j’avais raison, regarde, ils sont là, ils viennent pour toi. »
Je lève les yeux, trois gosses, les bras le long du corps, debout face à moi. Leur masque est retiré, mais leur yeux sont tout blancs, vides, inexpressifs. Je serre plus fort le couteau et me met en garde. Mais… où est-il ? Ou est le couteau ? Je panique. L’enfant du centre, lève les deux bras à hauteur de son visage. Il tient à deux mains le couteau, plus grand que sa tête. En dessous de ses yeux toujours vides, un sourire maudit se dessine sur son visage enfantin. Je vais mourir. Je hurle.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRGHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!

Le lendemain, je hurlais encore, avec une voix déchirée. Plus jamais mes cordes vocales ne seraient les mêmes. Ça a alerté les voisins, qui ont accouru.
J’ai fini en hôpital psychiatrique pendant deux mois. Ils n’ont rien pu faire pour moi. S’apercevant que j’avais l’air d’être revenu à moi et d’être à peu prêt sain d’esprit, ils n’avaient plus de raisons de me garder, et je peux rentrer chez moi. Le temps passe encore.

Aujourd’hui, nous sommes le 30 octobre. Demain, ça fera un an.
La pendule de mon salon sonne les douze coups de minuit, mais je n’en entends qu’un. Et déjà, la voix se réveille. Elle me murmure, mais je l’entends cette fois-ci.
« C’est le glas, me susurre-t-elle. »
Ça va recommencer. Et je ne peux rien y faire. Je dois prendre une décision. Si votre tourment provient du plus profond de votre subconscient, il n’y a plus qu’une chose à faire : arrêter de penser.
Alors, adieu…

Fin.
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MessageSujet: Re: Quand sonne le glas...   Quand sonne le glas... Icon_minitimeSam 2 Juil 2011 - 16:10

C'est tout simplement troublant... Comme je suppose que c'est le but recherché, c'est vraiment pas mal ! Il subsiste quelques fautes qui m'ont un peu sorti de la lecture par moment, c'est un peu dommage... Sinon, c'est juste captivant, et le style est très bien adapté, phrases courtes et incisives au bon moment.

Bref, j'ai eu plaisir à la lire !

Sur ce, bonne continuation !!

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