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 Chroniques d'Elemsis

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Nusenism
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Nusenism


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MessageSujet: Chroniques d'Elemsis   Chroniques d'Elemsis Icon_minitimeDim 13 Fév 2011 - 22:23

Chroniques d'Elemsis

Encore un? Oui oui je m'arrête jamais.

Ceci est un recueil de nouvelles que j'entame. Ils a pour base mon JdR papier. Son histoire devait servir à des romans, mais comme je préfère me consacrer aux Chroniques de Liève à ce niveau, j'ai décidé de prendre des "évènements isolés" et de les rédiger ainsi.
(et oui, j'aime bien le mot "chroniques" comme vous l'aurez remarqué. :Þ)

Le contexte: un monde médiéval-fantastique, abritant dans ses sous-sols une civilisation avancée, nommée Infraterra.
Les histoires se déroulent pour la plupart à la surface, dans une ambiance plus ou moins médiévale donc.

J'envoie le premier tout de suite.
Bon, je pense que c'est pas fameux, mais la difficulté est de raconter de manière romancée des évènements issus d'une partie de jeu de rôle en improvisation totale. ^^'

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Lexique:
Certains mots peuvent être issus de l'Ölr Tasin (ancien langage du monde d'Elemsis).
Ils auront leur définition ici.

*Faere = outre le nom du prince d'Eternia, le mot "faere" signifie "pouvoir".
Des légendes disent que toute magie présente sur le monde est issue de la division de l'ölr-faere (ancien pouvoir).
Celui-ci est recherché par les plus aventuriers, il est en quelques sortes le Graal ou l'Arche d'Alliance de ce monde.
*Autres à venir.

--------------------------

Le bout du tunnel


Je suis aux portes de la ville. Le regard haut, je ne tremble pas. Ma main se resserre fermement sur la poigne de mon épée.
J’attaque enfin. Eternia, la ville pentagramme comme on l’appelle, en raison de l’architecture de ses murailles et quartiers. Les experts disent que les forts sont si rapprochés que leurs flèches peuvent anéantir toute offensive sur une des cinq portes. La cité s’étend sur deux niveaux de fortifications, bâtis de la même manière. Nos espions ont étudié en détail le plan et l’organisation des lieux. A première vue, aucun point faible. C’est à la seconde muraille que les informations deviennent capitales. En attaquant par l’est, les forts du dernier rideau défensif sont les bases de la Guilde du Commerce et de la Guilde des Sciences. En perçant rapidement par ce côté, nous pourrons pénétrer au cœur de la cité avant l’intervention du gros des troupes et de la Guilde des Mages. Mais nous devrons faire vite.
Au centre se dresse une tour immense. Les rumeurs prétendent qu’elle est si haute qu’elle est visible depuis tout le continent d’Erath, et même qu’elle apparaît comme un pic aux yeux du lointain royaume des îles de Kyn. Tout en haut, le Prince Faere m’observe. Je le sens. Il est calme, mais va déclencher l’alerte pour défendre sa chère contrée. Mes milliers de rebelles ne l’inquiètent pas. C’est moi qui l’inquiète.

Je rêve d’un combat en duel contre le prince depuis notre première rencontre. A l’époque, je ne savais pas qui il était. Il s’était rendu à Fort Arckantal, la ville dont les sous-bassements servaient de quartier général à ma rébellion. Je n’avais vu en lui qu’un imbécile. Un imbécile possédant un œuf d’or, qui donnerait naissance à une créature ancestrale. Un basilic, roi des serpents. Je le lui confisquais, et en échange le laissait quitter les lieux en vie. Loin de moi le doute qu’il me vouerait pour cet acte une haine sans pareil. Oui, je ne pense pas me tromper en disant que Grey Arkanis, chef des rebelles, est l’homme que le Prince d’Eternia aimerait le plus voir mort.
Longtemps après cet épisode, Faere s’était positionné, involontairement, comme un ennemi de ma cause, en fondant un nouveau royaume. Ma rébellion visait à faire tomber les grandes puissances, et il en faisait naître une nouvelle. Je le contactais pour un ultimatum. Sa réponse fut immédiate. Il se rendit à Fort Arckantal avec une poignée d’hommes : cent mercenaires surentraînés et lourdement armés. Par malchance, mes troupes se trouvaient ailleurs. Ce fut un carnage. Il enfonça la muraille d’un coup de poing. Ses hommes taillèrent en pièce les soldats ébahis. Je me repliais au sous-sol, et porté par une vitesse hors du commun, il me rattrapait. Je n’avais pas le temps de prononcer les enchantements nécessaires pour lui bloquer la route. Je réussis, tant bien que mal, à me rendre sur mon socle de téléport. Il était juste devant moi, il savait que je lui échapperais, mais ce jour là, il ne s’en souciait guère. Il ne voulait pas me tuer. Pas encore. Seulement se venger. Posé dans une chauffeuse, à l’entrée de la pièce, se trouvait l’œuf d’or que je lui avais précédemment volé. Il le saisit et sous mes yeux, le brisa en miettes. Il n’y aura de basilic pour personne. J’étais hors de moi. Puis, il fit volte-face, et disparut.
Je n’ai pas revu Faere depuis. Je sais qu’il considérait ça comme une vengeance personnelle, mais il savait, tout comme moi, que cet acte entraînerait une déclaration de guerre immédiate.

Deux mois plus tard, je suis là, à faire le siège d’Eternia.
J’ordonne l’assaut, tout se passe très vite. Je suis entouré d’un bouclier magique que j’ai pris soin de mettre en place avant l’attaque. Les flèches se désagrègent à son contact. Au milieu des hommes, je suis un démon. Intouchable, j’avance inexorablement. Autour de moi, les Poseurs se faufilent, profitant du bouclier humain que forment les autres. Arrivés à la porte d’acier, ils font leur travail. Sacs de poudre à terre, chiffon huilé qui s’enflamme, repli ventre à terre, les mains sur les oreilles. Une explosion fait trembler le sol à cent mètres à la ronde. La solide gardienne d’acier n’est plus que débris fumants. Les hommes courent et s’éloignent de la portée des forts en s’enfonçant dans la cité. Mais le répit n’est pas encore arrivé. Lorsque les défenses du premier rideau sont laissées derrière, c’est la seconde muraille qui qu’il faut passer. Les forts, comme prévus, sont silencieux. Les sièges du commerce et des sciences ne sont pas constamment emplis de soldats. Je sens le parfum de la victoire alors que je tisse mon sortilège sur le second monstre d’acier. Les déclics métalliques se font entendre. La porte s’ouvre dans un grincement sourd. Face à mes yeux, la Grand-Place, le cœur d’Eternia, à ma portée. Où sont donc passées les défenses infranchissables ? Où vont donc les rumeurs concernant des armes technologiques dépassant l’entendement ? Foutaises. Mes hommes s’engouffrent par la porte. Je passe en dernier, et laissant la magie agir, je regarde le mur de métal se refermer. Eternia sera à moi très bientôt, ce n’est plus qu’une question de minutes. Nous infiltrons les forts par l’intérieur. Les soldats sont massacrés, nous sommes plus nombreux. Dans la première enceinte, les hommes des premiers remparts sont bloqués, contraints d’organiser le siège de leur propre ville. Quelques minutes, et ils sont réduits en charpie par mes artilleurs, du haut des murs. Je fais face à la tour. Et le voila. De taille moyenne, ses longs cheveux d’azur tressés se balançant au vent: le prince-cyborg, dont le front est marqué par le Diable. De son corps émane une aura témoignant de son appartenance au monde des mages. Ce combat va être celui de ma vie. Mon adversaire a l’intelligence d’un homme, les aptitudes d’un guerrier, la force d’une machine, le pouvoir d’un démon. Ce jeune homme âgé d’une vingtaine d’années et dont les yeux cachent le passé d’un sage millénaire. Je savoure mon instant.
Puis quelque chose d’étrange se produit. J’entends des cris. En regardant autour de moi, j’aperçois mes hommes fuyant les forts, poursuivis par une horde de guerriers immenses. Les mercenaires qui avaient attaqué Fort Arckantal sont là. Nous sommes en surnombre, nous devrions donc les vaincre, mais à quel prix ? Je suis paralysé de surprise. En face, le Prince m’adresse un clin d’œil sournois, et claque des doigts. Que fait-il ? Son bâton se met à flotter verticalement dans les airs, et s’illumine d’une lueur froide et bleutée. Je serre mon épée plus fort, en garde. Alors, une vague de froid déferle, telle une pluie de lames gelés et invisibles. Elles foudroient mes hommes. Même à travers ma protection, ma peau s’entaille par endroit, et mes doigts gèlent. Lorsque tout s’arrête, le sol est neigeux. Un coup d’œil autour de moi. Il n’y a ni cris, ni plaintes. Seulement, ma quantité d'hommes est réduite de moitié. Les mercenaires, eux, n’ont pas souffert, intacts, comme si le Prince avait su diriger ses épieux mortels seulement vers ses ennemis. Ma paralysie persiste quelques secondes, de terreur cette fois. Mes hommes se font taillader. Plus de suprématie, plus de surnombre, les portes sont fermées, nous sommes pris à notre propre piège. Le Prince sourit, puis, dans une brume épaisse disparait. Je hurle de rage.
« LÂCHE !!!!!! Tu fuis notre affrontement ! »
Mais ma voix ne fait que résonner en échos dans les murs silencieux de la cité. Mes hommes encore debout se comptent sur les doigts de la main. La flamme de la colère se réveille en moi. J’ai envie de sang, de combat, de vengeance. J’active le sortilège que j’avais préparé pour mon épée. Elle s’illumine de symboles rouges et noirs. Dans des éclairs d’un feu mortuaire, je sillonne la place, abattant les mercenaires par groupes entiers.

Épuisé, blasé, je m’arrête au milieu du champ de bataille. Mes doigts lâchent la poignée de ma lame, et elle tombe à terre. Partout, il n’y a que cadavres. Odeur de mort, ville désolée. Je suis le dernier survivant. Ma rébellion est terminée, tuée dans l’œuf, comme le basilic. J’ai perdu. Toutes ces vies sacrifiées, pour rien. Il ne me reste plus qu’à partir. Je fais volte-face, un pas, deux pas, trois pas. Un bruit sourd retentit, provenant du sol. J’hésite à me retourner. Les rouages d’un mécanisme viennent de s’enclencher. Un coup de vent souffle dans ma nuque. Je me tourne enfin. Devant moi se dresse un trou noir, tel un tunnel, placé à hauteur de ma tête. D’une forme parfaitement circulaire, large de plus de trois mètres, l’embouchure d’un immense canon surgit de nulle part. Le sol est ouvert à ses pieds. La voila, la technologie cachée, l’arme ultime du prince cyborg. Au bout du tunnel, je vois la lumière. Le rayon blanc qui brûle la rétine. Alors qu’il approche, la chaleur augmente, mon bouclier vacille. C’est fini.

FIN
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